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Par : webmestre
Publié : 6 mars 2013
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Vie de Pierre Brossolette

En 1985, le collège de Brionne devient le collège Pierre Brossolette.

Pierre Brossolette Plaque située rue de la Pompe à Paris Timbre émis à l'occasion des héros de la Résistance en 1957 Pierre Brossolette

Né en 1903, il entre à l’Ecole normale supérieure en 1922 ; en 1925, agrégé d’Histoire, il effectue son service militaire au 5e Régiment d’infanterie à Paris comme sous-lieutenant.

Il commence une carrière de journaliste à l’Europe Nouvelle, puis au Quotidien, au Progrès Civique, à Notre Temps, à Excelsior, à Marianne, à la Terre Libre et au Populaire.

Militant socialiste, sous-chef de cabinet de François Piétri, Ministre des Colonies, il est chargé des questions de communication et de presse pendant quelques mois en 1930.
Léon Blum, en octobre 1936, lui confie la rubrique de politique étrangère à la Radio nationale.

Mobilisé le 23 août 1939, lieutenant au 5e Régiment d’infanterie, il forme la compagnie d’accompagnement attachée au 21e Bataillon d’infanterie qui est placée en garde du Q.G. à la Ferté sous Jouarre ; il est promu capitaine en mars 1940 et décoré de la Croix de Guerre pour son attitude au cours de la retraite de son unité.

Démobilisé fin août, l’administration de Vichy refuse sa réintégration dans le corps enseignant en raison de son passé antifasciste ; il achète alors à Paris une librairie, au 89 rue de la Pompe, qui servira de couverture à ses activités de résistance. Début 1941, par l’intermédiaire d’Agnès Humbert, il entre au réseau du Musée de l’Homme et collabore au journal Résistance, dont il devient le rédacteur en chef.

Après le démantèlement du réseau du Musée de l’Homme, Pierre Brossolette est ensuite intégré, en novembre 1941, au réseau du colonel Rémy, la "Confrérie Notre-Dame", pour lequel il devient bientôt le chef de la section presse et propagande. Il prend alors le nom de "Pedro" et signe son engagement aux Forces Françaises Libres le 1er décembre 1941.

Le 27 avril 1942, il effectue son premier départ pour Londres, par avion Lysander, du terrain de Saint-Saëns, près de Rouen. En Angleterre, il rédige plusieurs rapports pour le Bureau central de renseignements et d’action (BCRA) et rencontre à plusieurs reprises le général de Gaulle.

Le 22 septembre, il évoque sur les ondes de la BBC, le rôle des sans-grades de la Résistance, des "soutiers de la gloire". Affecté au BCRA, il devient l’adjoint du colonel Passy et le 1er octobre 1942, prend la tête de la section opératoire, service chargé de faire le lien entre les résistances extérieure et intérieure A ce titre, il accueille et discute à Londres avec les principaux chefs des mouvements de résistance des deux zones.
Le 17 octobre 1942, le général de Gaulle lui décerne la Croix de la Libération avant de le nommer membre du Conseil de l’Ordre de la Libération.

A Londres, Brossolette remplace à 38 reprises Maurice Schumann au micro de la BBC, entre le 29 mai et le 27 juillet 1943, pour y lire ses chroniques de combat et d’espoir rendant hommage aux mouvements de résistance et à la France combattante.
Il effectue son dernier départ pour la France le 19 septembre et il sert de conseiller à Emile Bollaert, nouveau Délégué général du CFLN pour la Résistance.

En novembre 1943, il reçoit l’ordre de revenir à Londres. Le 2 février 1944, au soir, Pierre Brossolette et Emile Bollaert, embarquent sur un bateau de pêche, le Jouet des flots, mais celui-ci s’échoue à l’entrée de la Baie d’Audierne, en raison du mauvais temps. Réfugiés à Plogoff, chez un résistant local, ils sont arrêtés tous les deux à Audierne, le lendemain, lors d’un contrôle de routine. Pierre Brossolette est transféré à la prison de Rennes le 5 février, et écroué sous le nom de Boutet avec Emile Bollaert. Le 16 mars, les deux prisonniers sont interrogés et apprennent que l’identité de Brossolette a été révélée aux Allemands. Interrogés par la Gestapo à Rennes le 19 mars, les deux hommes sont conduits à Paris le soir même, au 84 avenue Foch, siège de la Gestapo.

Torturé, Brossolette ne parle pas. Transféré à Fresnes puis à nouveau avenue Foch, il profite, le 22 mars 1944 d’un moment d’inattention d’un de ses gardiens pour se jeter par la fenêtre du 5e étage ; très grièvement blessé, il meurt le soir, vers 22 heures, à l’Hôpital de la Pitié. Le 24 mars, son corps est incinéré au Père Lachaise.

• Chevalier de la Légion d’Honneur
• Compagnon de la Libération - décret du 17 octobre 1942
• Croix de Guerre 39/45 (2 citations)
• Médaille de la Résistance avec rosette

Source : http://www.ordredelaliberation.fr